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  • La médecine interne: une médecine d’avenir

    Comment peut-on définir le terme de "médecine interne" ?

    La médecine interne est une spécialité médicale qui tient compte de l’être humain  dans son ensemble. Un médecin interniste s’occupe d’un patient dans sa globalité, physique, psychologique et sociale. Il vient aider le généraliste et les spécialistes quand ceux ci ne sont pas arrivés à poser un diagnostic. Le patient vient en effet consulter un interniste quand il a des symptômes inexpliqués et/ou multiples qui traînent. L’interniste tente de relier entre eux les différents symptômes et de faire une synthèse, afin de déboucher sur un diagnostic. Ceci aboutit souvent à la découverte de maladies systémiques, rares, inflammatoires, auto-immunes ou génétiques.

    L’interniste utilise comme outils  l’interrogatoire, l’examen clinique (2 étapes essentielles à sa démarche diagnostique) mais aussi beaucoup d’examens para-cliniques qu’ils soient biologiques et / ou d’imagerie ainsi que des actes techniques qu’il confie à ses collègues spécialistes d’organes.

    L’interniste est perpétuellement dans une dynamique de collaboration et dans une interaction avec les autres spécialistes. Il fait le lien avec le médecin généraliste référent et les spécialistes.

    Tous les internistes se retrouvent dans les propos de Blaise Pascal "Puisqu'on ne peut être universel et savoir tout ce qui peut se savoir, il faut savoir un peu de tout.  Car il est plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d'une chose ; cette universalité est la plus belle".

    C’est en effet souvent ce que l’ont dit des internistes  « ils ne sont spécialistes de rien mais ils connaissent un peu de tout »

    Pour devenir interniste, il faut, après les études de médecine, faire un internat de 5 ans (le plus long des internats) et faire un clinicat de 2 ans au moins (soit un total de 13 années  d‘études)

    L’interniste  doit savoir prendre en charge  les patients présentant des pathologies courantes imposant l’hospitalisation  aussi bien que ceux atteints de maladies rares ou de diagnostic complexe, qu'il est entraîné à résoudre grâce à sa formation, ses connaissances, son esprit de synthèse et son aptitude à faire appel aux biotechnologies de pointe ;  il exerce ainsi une médecine “ générale ”, globale et approfondie tout en laissant la priorité aux spécialistes lors de problèmes médicaux de haute spécificité.

    L’interniste s'investit enfin dans l'enseignement et la recherche clinique, la participation active à de nombreux protocoles.

    Comment se déroule la prise en charge d’un patient ?

    L’interniste,  après avoir vu un patient en consultation, le fait souvent hospitaliser pour faire un bilan avec plusieurs examens para-cliniques. Il programme alors une série d’examens réalisés par des confrères spécialistes. Au terme de l’hospitalisation il tente de faire une synthèse. Après l’hospitalisation, il assure souvent le suivi en collaboration avec le généraliste référent à qui il propose un plan de suivi. Parfois plusieurs hospitalisations successives sont nécessaires pour arriver à un diagnostic, ou bien pour faire un  traitement spécifique et de longue durée.

     

    Comment renforcez-vous la polyvalence avec toutes les spécialités qui enrichissent votre service ? Quel type de collaboration instaurez-vous dans votre service ?

    La médecine interne est un exemple de pluridisciplinarité car l’interniste a besoin de l’avis des  spécialistes. L’interniste participe à  des  réunions où il présente les cas de ses patients à d’autres internistes pour essayer d’aboutir à un diagnostic mais aussi pour prendre un avis thérapeutique une fois que le diagnostic étiologique a été porté. L’interniste travaille en permanence avec les spécialistes afin d’avoir leur expertise sur des points précis.

     

     Quel regard avez-vous sur l’évolution de la médecine interne ?

    La Médecine Interne est  connue en Allemagne depuis la fin du XIXème siècle, mais reste encore trop méconnue et incomprise en France en dépit de son dynamisme et de sa place essentielle dans le système de santé, notamment au sein des hôpitaux. Le ratio des internistes au sein des spécialistes est d'environ 2% contre près de 15 à 25 % dans les autres pays de la communauté européenne. Aujourd'hui le spécialiste en médecine interne est essentiellement présent en milieu hospitalier (seuls 300 des 2000 internistes français ont un exercice libéral pur). Dans certains pays nordiques, la médecine interne est déjà une spécialité phare.  Elle aura de plus en plus une place prépondérante dans le système de santé Français. C’est une médecine d’avenir qui attire de plus en plus les jeunes. Il faut en général avoir obtenu un bon classement à l’épreuve nationale, pour obtenir un internat de médecine interne . Les internistes seront amenés aussi de plus en plus à travailler avec les urgences ainsi qu’en gériatrie.  Ils seront bientôt identifiés comme des médecins qui permettent  de faire des économies de santé. En effet , bien qu’ils soient consommateurs d’examens para-cliniques parfois couteux, ils permettent de lutter contre l’errance et le nomadisme médical, facteurs de surconsommation médicale au sens large. Souhaitons longue vie à la médecine interne !

    Dr GACHES 
    Interniste, Chef de service

    01.02.16
    Informations générales
  • Le 1er janvier 2016, le DDV-LAT devenu CDV-CLAT 31 (Centre Départemental de vaccination et de Lutte Anti-Tuberculeuse) a fêté ses 10 ans à l’hôpital Joseph Ducuing !

    Ces missions d’Etat, ont été confiées à l’établissement par l’Agence Régionale de Santé (ARS), dans le cadre d’une habilitation renouvelable tous les 3 ans. Elles s’appliquent sur l’ensemble du département de la Haute Garonne et nous  pouvons les exercer grâce aux multiples partenariats que nous avons mis en place avec : les hôpitaux et cliniques, les services de l’Etat (ARS, Education Nationale, Administration Pénitentiaire, Office Français de l’Immigration et de l’Intégration, etc…), le Conseil Départemental et la Mairie de Toulouse, les services de médecine préventive, les associations médico-sociales…

    Le Centre Départemental de Vaccination (CDV) propose des mises à jour vaccinales gratuites : à la population générale, au sein de l’hôpital Joseph Ducuing, à tous les collégiens en classe de 4ème, au sein des 116 établissements, aux personnes éloignées du soin dans le cadre d’interventions sur le terrain

    Le Centre de Lutte Anti-Tuberculeuse (CLAT) assure :

    •  La vaccination des nourrissons par le vaccin antituberculeux (BCG)
    •  Le dépistage des personnes à risque à l’hôpital et sur le terrain grâce à l’Unité Mobile de Radiologie
    •  Les enquêtes dans l’entourage des patients contagieux
    •  Le suivi des patients à la consultation ou sur les lieux de vie
    •  La délivrance des médicaments et l’observance
    •  Le suivi épidémiologique de l’ensemble des cas

    Par ailleurs, le service assure des formations et informations dans ses domaines de compétences, pour les étudiants et professionnels médico-sociaux.

    Pour l’équipe du CDV-CLAT31
    Dr Jean LE GRUSSE

    01.02.16
    Informations générales
  • Dispositif national de mesure de la satisfaction du patient hospitalisé + 48h en MCO

    25.02.16
    Informations générales
  • "L'esprit des rencontres café Ducuing voudrait être celui d'une discussion intéractive pratique et efficace autour des thématiques médico chirurgicales d'intérêt quotidien avec l'objectif d'ouvrir l'hôpital à la ville et de stimuler la collaboration entre les différents acteurs du parcours de soins..." 

    3ème édition Café Ducuing le Jeudi 28 janvier 2016 Cliquer ici pour voir le thème.

    18.12.15
    Informations générales

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création : agence verywell